Messages d’un Touareg Malien

Le 27 Janvier 2013, 17 jours après l’arrivèe des forces Françaises de l’opération Serval au Mali,  nous avons commencè à recevoir des mails d’Omar. Il nous avait souvent aidè dans les déserts, et, aujourd’hui, il ne se sentait pas en sécurité et voulait nous alerter. Il nous demandait aussi de ne pas oublier son pays et de ne pas publier son vrai nom. Les messages d’Omar reflètent les conditions  de vie d’un  groupe quasi ignorè :  Les Touaregs à la peau claire.

La famille d'Omar, au village avant " la guerre"
La famille d’Omar, au village avant ” la guerre”

31 Janvier 2013_ Omar: “ Il faut que le monde entier sache que tous les Touaregs ne sont pas des terroristes. 99 pour cent des Touareg veulent vivres comme ils ont fait, depuis des siècles. dans un désert sans les terroristes. Après la sècheresse de 1973  la seule survie,  c’est le tourisme,  avec l’ argent on achete des animeaux et on reprend la vie qu’ont aime, l’élevage. et je demande au monde entier d’aider le mali pour le nettoyage complet du terrorisme, pour la survie des peuples qui vivent au sahel et sahara. et si l’armee française quittte le nord du mali un mois après, les terroriste vont encore revenir.  Il faut une grandes puissance de frappe au nord du mali au moins pendant 25 ans pour éradiquer  completement le terrorisme au sahel. juste parceque le sahara et un vaste territoire il faut beaucoup de moyens pour le sécuriser …”

1er Fevrier 2013_Omar:  “ Les touaregs sont victimes de leurs couleurs et l’amalgame moi je suis a bamako la capitale du mali mais je suis obliger de porter des pantalons et des chemises pour ressembler a un  mexicain ou simplement un étranger.  je ne peux pas porter ma tenu bleu avec mon cheche qui me manque tellement parceque en tenu touareg tous le monde dans la rue me remarque et me regarde avec des mauvaise yeux. c’est terrible  car je suis malien et j’aime mon pays qui m’a tout donne dans la vie c’est vraiment triste. peut-étre si on avais la meme couleur il y aura pas ce probléme parceque il y a des touaregs noirs et il n’ont pas le meme probleme que les touareg clair alors qu’on parle la meme langue c’est l’injustice totale au 21 siécle.  je peux pas parler de tous ça et donner mon nom j’aurais beaucoup des problèmes donc je prefere garder ma douleur et vivre au mali tranquillement,  quitter sa terre natale pour moi je prefere mourir ici. il suffit qu’un civil banbara ou songhoi m’accuse de queleque chose meme si c’est pas vrais,  je peux perdre ma  vie en 10 minutes. c’est pour ça,  aujourdhui aucun touareg clair ce trouve a timbuktu ou a gao ils sont tous aux camps de réfugies en  mauritanie,  algerie burkina faso. il en reste peut-être  20  a bamako mais on se montre pas beaucoup dehors de nos maison. et cé le meme probléme dépuis la premiere rebellion de 1963 jusqua 2013. que dieu nous protége tousse inchallah rendez vous a timbuktu trés bientôt je l’espere.”

 

 

17 FEvrier 2013_ Omar :  “Juste un petit bonjour pour vous dire que tombouctou est libere depuis quelques semaines mais pas un Touareg de peau claire s’y trouve par peur des represaille par l’armé malienne, tousse parti au camp de refuge de mauritania et algerie.  j’espere de tous mon coeur retourner a Tombouctou le plus vite possible et reprendre ma vie la bas. je partirais au camp de refuge ou ce trouve tous mes parents pour voir si on peux y retourner un an d’exil nous tue chaque jours perdu notre liberte et presque notre dignité .“ :  J’ai quitte mon refuge dépuit le 03 -02-2012 et je suis entre burkina foso bamako mauritani. J’ essai d’aider mes differentes familles qui ce trouvent dans les differents camps de réfugiés. maintenant je me trouve en mauritanie au camp de réfugies de m’berra,  j’ essai d’aller vers nos campements dans le plein desert. grace au soutien des amis on vie depuis le 03-02-2012 jusqu’a maintenant.  je peux vous dire la vie au camp de refugies c’est pas explicable, il faut le vivre pour le bien conprendre,  pas du tout facile mais on ‘a pas le choix,  mais le soir au chante, on  fait de  la guitare, des poésie.  je rencontre des parent que j’ai pas vu depuis une dizaine d’annees. vivre dans l’espoir du retourner chez soi.  la bas on reçoit du riz mais sans sauce ni viande donc on doit ce débrouiller pour chercher une sauce et ça coûte cher.la population du camp font 1 80000 personne donc tu vois bien que je peux pas aider tout le camp.et 99 pour cent sont peau claire ce qui est triste mais personne au monde n’en parle.

18 Fevrier 2013 : ….A notre question: Comment  recevez-vous de l’aide ?

Omar: “…nous on est 35 personnes avec les enfants, mes freres et mes soeurs, mes neveux, mes nieces, mes oncles, mes tantes. mais ce qui me preoccupe c’est aider mes parents.  Sur le mali a bamako j ai un cousin dogon qui me fait parvenir de l’aide  par ceux qui font la route entre Bamako et la Mauritanie.”

Depuis nous attendons toujours des nouvelles d’Omar et des siens…….

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